Le site de Loulle a fait l’objet en 2014 d’une publication par Elsa Cariou et al.  

Dinosaur track record on a shallow carbonate-dominated ramp (Loulle section, Late Jurassic, French Jura) est une étude détaillée sur  le contexte stratigraphique et sédimentologique du site, dans le prolongement de la thèse soutenue en juillet 2013 à l’université de Lyon 1 Elsa Cariou sur La plateforme jurassienne au passage Oxfordien-Kimméridgien : dynamique sédimentaire et paléoenvironnements.

La documentation du site vient de s’enrichir de la publication de Jean-Michel Mazin Pierre Hantzpergue et Joane Puech : The dinosaur tracksite of Loulle (early Kimmeridgian; Jura, France). Cette étude est parue en ligne dans Geobios 49, 2016, p. 211-228.

Les 18 principales pistes de sauropodes  (longues de 3,80m à 51,5m) observées sur le site sont décrites de façon détaillée. D’orientations diverses, se croisant parfois, elles ne correspondent pas à un unique troupeau. Les trois types d’écartement des traces (étroit, moyen et large) sont représentés. Certaines pistes peuvent être attribuées à l’ichnogenre Brontopodus (Farlow et al., 1989) et d’autres à Parabrontopodus (Lockley et al., 1994). Les tailles des animaux déduites de celles de leurs empreintes montrent un continuum, du tout petit  à de grands individus.

Sur les 4 principales pistes de théropodes retenues dans cette étude, 3 sont rapportées à l’ichnogenre Carmelopodus (LLockley et al. 1998) tandis qu’un grand individu est rapproché de Megalosauripus (Lessertisseur 1955).

La datation du site est précisée sur la base de corrélations récentes en relation avec les zonations des ammonites subboréales et subméditerranéennes.  La partie supérieure de la formation du Morillon à laquelle appartient le site est rattachée à la base de l’étage Kimméridgien, vers 157 millions d’années.